Actes officiels de la rébellion

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N° 15.

Rapport du général Joseph E. S. Armée, commandant le département de Virginie du Nord, des opérations à partir d'avril 15 à mai 19.

HDQRS. DÉPARTEMENT DE LA VIRGINIE DU NORD,

Peut 19, 1862.

MONSIEUR : Avant de prendre le commandement de la Péninsule, j'ai eu l'honneur d'exprimer au Président mon opinion sur les défauts de la position alors occupée par nos troupes là-bas. Après avoir pris le commandement, j'ai signalé que l'opinion précédemment exprimée était pleinement confirmée. Certaines de mes objections à la position étaient que sa longueur était trop grande pour notre force ; qu'elle empêchait les mouvements offensifs, sauf à grand désavantage, et qu'elle était intenable après que les canons de Yorktown furent réduits au silence, résultat reconnu par tous nos officiers comme inévitable de la grande supériorité de l'ennemi en artillerie. La rivière York étant ainsi ouverte, une grande flotte de transports et 500 ou 600 bateaux lui permettraient de nous tourner en quelques heures. Il me semblait qu'il n'y avait que deux objets à rester sur la péninsule : la possibilité d'une avance sur nous par l'ennemi, et gagner du temps pour recevoir les armes et organiser les troupes. Je résolus donc de tenir la position aussi longtemps que cela pourrait être fait sans exposer nos troupes au feu de la puissante artillerie, dont je doutais qu'elle ne s'abatte pas sur elles. Je croyais qu'après avoir réduit au silence nos batteries sur York River, l'ennemi tenterait de nous détourner en se déplaçant jusqu'à West Point par voie d'eau. La grande fatigue et l'exposition incidente à leur service pesaient très gravement sur la santé de nos troupes. En trois jours, se terminant le 3 mai, environ [gap] malades ont été envoyés à Richmond.

Les circonstances indiquant que les batteries ennemies étaient presque prêtes, j'ai ordonné aux troupes de se diriger vers Williamsburg dans la nuit du 3 par les routes devant Yorktown et Warwick CourtHouse.

Ils étaient rassemblés autour de Williamsburg le 4 à midi et reçurent l'ordre de marcher par la route jusqu'à Richmond, le major-général Magruder en tête. Au début de l'après-midi, l'arrière-garde de cavalerie sur la route de Yorktown fut poussée et rapidement suivie par l'ennemi. Le brigadier-général McLaws est envoyé avec les brigades de Kershaw et Semmes pour soutenir la cavalerie. Il rencontra l'ennemi près de la ligne de petits ouvrages construits par la prévoyance du major-général Magruder ; fit ses dispositions avec prompte courage et habileté, et chassa rapidement les troupes fédérales du champ de bataille, malgré la disparité des nombres. Je regrette qu'aucun rapport sur cette belle affaire n'ait été fait par le général McLaws.

La marche du major-général Magruder était trop tardive pour permettre celle du major-général Smith le même après-midi. Sa division s'est déplacée à l'aube du 5, sous de fortes pluies et de la boue profonde. Vers le lever du soleil, l'arrière-garde fut de nouveau attaquée. L'action prend progressivement de l'ampleur jusqu'à environ 3 heures, lorsque le général Longstreet, commandant l'arrière, demande qu'une partie des troupes du major-général Hill soit envoyée à son secours. Sur ce, je suis monté sur le terrain, mais je me suis retrouvé obligé d'être un simple spectateur, car la tête claire et le cœur courageux du général Longstreet ne m'ont laissé aucune excuse pour l'ingérence. Pour plus de détails sur l'action, voir les rapports d'accompagnement.

Nos blessés et beaucoup de ceux de l'ennemi ont été placés dans des hôpitaux et des résidences à Williamsburg.

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La division du major-général Smith atteint Barhamsville (18 milles) et celle du major-général Magruder, commandée par le brigadier. Le général B. R. Jones, le pont Diascund, sur la route Chickahominy, ce jour-là. Ceux des majors-généraux Longstreet et Hill ont marché de Williamsburg (12 milles) le 6. Ce soir-là, le major-général Smith rapporta que les troupes ennemies débarquaient en force sur la rive sud de la rivière York, près de West Point.

Le lendemain matin, l'armée était concentrée près de Barhamsville. Entre-temps, il avait été établi que l'ennemi occupait un bois épais et étendu entre Barharnsville et leur lieu de débarquement. Le brigadier-général Whiting a été chargé par le général G. W. Smith de le déloger, ce qui a été généreusement fait. La brigade du général Hood et une partie de celle du colonel Hampton ont effectué le service. Vous êtes respectueusement renvoyé pour plus de détails aux rapports d'accompagnement.

Le manque de moyens de subsistance obligea l'armée à se diriger vers Richmond, les divisions Smith et Magruder prenant la route par New Kent Court-House et celles de Longstreet et Hill que le long du Chickahominy.

Le 9 au soir, l'armée s'arrêta à sa gauche près du carrefour sur la route du New Kent Court-house et à sa droite près des longs ponts. Dans cette position, le York River Railroad nous a fourni de Richmond.

Le 15, l'attaque de la batterie à Drewry's Bluff par les canonnières ennemies m'a suggéré la nécessité de placer l'armée de manière à être prête à l'avance de l'ennemi en amont du fleuve ou du côté sud, ainsi que de la direction de l'ouest Point. Nous traversons donc le Chickahominy pour prendre position à 6 ou 7 milles de Richmond.

Ce terrain étant défavorable, la position actuelle fut prise le 17.

Si l'ennemi nous avait battus le 5, comme il prétend l'avoir fait, l'armée aurait perdu la plupart de ses bagages et de son artillerie. Nous aurions dû être poursuivis depuis Williamsburg et interceptés depuis West Point. Nos troupes engagées, quittant Williamsburg le lendemain matin, n'ont marché que 12 milles ce jour-là, et l'armée dans sa marche vers le carrefour a parcouru en moyenne moins de 10 milles par jour. Si l'action du 5 n'avait été pour le moins décourageante pour l'ennemi, nous aurions été poursuivis sur la route et détournés par West Point.

Environ 400 de nos blessés sont restés à Williamsburg parce qu'ils n'étaient pas en état d'être déplacés. Il ne restait plus rien que nous ayons des chevaux à tirer. Cinq pièces de campagne, trouvées par le quartier-maître en chef au quai de Williamsburg, ont été abandonnées faute de chevaux et de harnais.

Dans les trois actions mentionnées ci-dessus, nos troupes firent preuve d'un grand courage et, en marche, endurèrent les privations et les épreuves avec une gaieté admirable.

Très respectueusement, votre obéissant serviteur,

J.E. JOHNSTON,
Général. Général COOPER,

Adjudant et inspecteur général.

Documents officiels de la rébellion : volume onze, chapitre 23, partie 1 : campagne péninsulaire : rapports, pp.275-276

page Web Rickard, J (19 novembre 2006)


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